mardi 3 juillet 2018

Yes, she can!

Me voilà de retour à Barcelone et il faut avouer que j'adore être ici.
La ville bouge, il y a plein de monuments et de belles balades à faire.
Mais il y a surtout mes rééducateurs : Léa, Samuel et Raoul, que j'affectionne tout particulièrement. Grâce à eux j’ai fait des progrès spectaculaires, voir incroyable et si inattendu que cela étonne et fait la fierté de mes parents.
Léa connaît bien mon handicap et sait exactement à chaque fois ce qu’il faut travailler pour continuer sur le chemin du progrès. Là, où les médecins disent que je vais stagner, Léa, elle n’y croit pas. Elle est persuadée que je peux encore et encore. Cela me porte.
Sa confiance et celle de ma famille me porte et me donne des ailes.

Du haut de mes 4 ans, je ne comprends pas tout et c’est normal comme le dis maman . Mais elle m’explique beaucoup, et me raconte les encouragements que je reçois des personnes autour de moi, les exploits que certains font dans des événements sportifs pour faire connaître l'association et m'aider...
Maman m’explique avec des mots d'enfants et si je suis à Barcelone et si je réussis aussi bien c’est aussi grâce à vous.
Et ça, même à 4 ans, on le comprend et je vous en remercie!

Je fais d’énormes progrès, qu’il est difficile pour certains de voir mon handicap. Et pourtant, il est bien là. Il m’empêche de vivre pleinement mon enfance.
Cette année, j’ai fait de la danse, du moderne jazz, malgré les craintes de maman j’y suis allée. Et pour la fin d'année nous avons fait un grand spéctacle.
Et vous savez ce que j’ai glissé dans le creux de l'oreille de ma maman ? : «  ce soir pour mon péstacle, je serais comme les autres", sans attèles libre comme un enfant devrait l'être. Maman n' à pas pleuré, son cœur était serré, certes, mais elle a tenu et elle m' à dit : » chérie,  tu es comme les autres! Tu es même magnifique! »

J’aime mes parents qui ont toujours le mot pour me réconforter.
Mais plus je grandis et plus je vois mon handicap. Je tombe souvent que mes jambes et ma main gauche sont remplies de bleus, qui n'arrivent pas à s'estomper tellement je tombe. Je me fais des torticolis à force de tourner la tête pour voir ce qui se passe du côté gauche, je me bloque les genoux…
Je suis consciente de mon handicap,  je suis consciente des progrès que j’ai fais, je suis consciente du combat que je mène et vers où je dois allé et je suis consciente de la chance que j'ai d’être en vie, je suis consciente de l'amour que l'on me porte et pour tout cela je continuerais sans relâche mon combat.

Oui, Elena le peut !



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